Les choses que j’ai apprises

Russ Anstey
Publication Date 
18 Mar 2016

Par Russ Anstey, Inspecteur des contrats de toiture | Section des Opérations immobilières (Halifax))

Mon nom est Russ Anstey, je suis l’un des deux inspecteurs des contrats de toiture, à la Section des Opérations immobilières (Halifax). En 1994, je me suis enrôlé dans l’armée. Depuis ce temps-là, j’ai été cantonné à Calgary, Edmonton, Moncton et Halifax, et j’ai été déployé en Afrique centrale, au Québec durant la tempête de verglas, au Kosovo, à Kandahar en Afghanistan et dans le cadre de l’ouragan Katrina.

J’ai quitté la force régulière en janvier 2015; je suis maintenant l’un des deux inspecteurs responsables des contrats de toiture. Mon partenaire, Steven Michaud, et moi, avons mis en place un programme d’entretien préventif visant presque toutes les toitures de nos 700 bâtiments. Nous faisons des inspections, établissons des Énoncés des travaux pour les réparations ou les remplacements, créons des commandes de travail, effectuons des remplacements et réparations mineurs, et mettons de l’avant des travaux majeurs de remplacements de toitures par le biais de notre Division du génie. Lorsque j’étais membre des FAC, j’ai travaillé pour la plupart du temps dans des unités opérationnelles; j’avais un peu d’expérience en génie construction avant mon affectation à Halifax, mais j’ai beaucoup appris depuis. Espérons que ce que j’ai observé et dont je parlerai ici, sonnera juste. Voici donc certaines choses que j’ai apprises …

La plupart des gens veulent que leur travail soit utile et enrichissant

Je crois que les personnes de tous les niveaux se sentent frustrées par la rapidité des progrès. Nous avons, bien sûr, des budgets, IPO, Instructions de l’unité, règlements de contrat, conventions collectives, descriptions de travail, ITFC, PE, et encore plus d’acronymes que vous pouvez en compter – ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose, mais qui risque souvent d’entraîner des retards. Nous avons un nombre incroyable de gens qui trouvent des solutions ingénieuses à des problèmes très complexes; et on parle d’un nombre gigantesque. Nous voulons tous faire de notre mieux. Le fait d’être fier de son travail est un puissant motivateur; et voir des résultats tangibles de son travail procure beaucoup de satisfaction. Nous espérons tous que la transformation du SMA(IE) aidera à éliminer ces obstacles au progrès.

La communication est la clé de tout

Une communication claire et honnête peut apaiser la frustration. D’abord, il faut savoir à qui parler; puis, comment leur parler. Dans une organisation de la taille de la nôtre, les voies de communications sont parfois floues. Or, pour mener à bien un projet, il est nécessaire de consulter plusieurs gens au sein de notre organisation et à l’extérieur de celle-ci. Le plus important est de consulter l’utilisateur final; les gens qui s’occupent de l’entretien de l’équipement, du bâtiment, des routes, de l’air et de l’eau. Ceux-ci peuvent donner des conseils utiles sur ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et pourquoi. Avec la structure de commandement militaire en transition, ces gens assurent notre continuité. La communication avec ces membres de l’équipe IE est indispensable et doit demeurer en tête des priorités.

N’oubliez pas de superviser

Nous sommes tellement pris par notre quotidien, où il nous faut sans cesse régler des problè mes, que parfois, ça devient trop, et même décourageant. Toutefois, le titre « superviseur « parle de lui-même. Ça ne veut pas dire qu’il faut microgérer vos employés; croyez-moi, personne ne veut ça. Mais, vous devez être au courant de ce que font vos employés et maintenir les voies de communication. Un de mes plus grands regrets est de ne pas être sorti plus souvent de mon bureau pour aller voir par moi-même quels étaient les problèmes. J’aurais pu mieux comprendre la nature et l’ampleur des problèmes que j’avais à gérer; j’aurais été plus disponible pour mes genset aurais facilité – vous avez bien deviné – la communication. Être superviseur ne veut pas dire que vous êtes expert en tout, il est impossible de tout faire tout seul. Chacun apporte des compétences et une expérience différentes. Les bons superviseurs sont à l’écoute de leurs gens, les bons employés transmettent leurs connaissances.

Il y a une différence entre les militaires et les civils

Je ne veux pas semer la division en disant cela, mais je veux montrer qu’il y a une un malentendu entre les membres de la famille IE en ce qui a trait aux compétences de chacun, et ce à quoi on s’attend dans l’exercice de leurs fonctions. Nous relevons tous du MDN, et avons plusieurs buts en commun. Cependant, notre façon de penser et de fonctionner est différente. Pas nécessairement supérieure, ni pire, mais certainement différente. Et c’est OK. En fait, c’est une bonne chose, mais nous devons comprendre ce qui motive chacun, et faire en sorte que ces différences façons de faire mènent au succès.

Les temps changent

Parfois rapidement, parfois pas aussi rapidement qu’on le souhaiterait. Parlez à quelqu’un qui est ici depuis un certain temps, et il vous dira que l’organisation l’organisation est complètement différente de ce qu’elle était il y a 5-10 ans. Retournez un peu plus en arrière, et je suis certain que quelqu’un vous dira que l’organisation est exactement la même qu’il y a 25 ans. À quoi veux-je en venir? Relisez la dernière moitié du paragraphe à propos des communications! Tout a déjà été fait, nous avons accès à une tonne d’expérience et il s’agit d’en tirer avantage. Il n’est pas nécessaire de réinventer la roue. Il s’agit seulement de l’aligner.

IE m’a beaucoup appris, et je suis fier de faire maintenant partie de la famille du SMA(IE). Notre unité commence déjà à voir les avantages de cette relation. La centralisation du SMA(IE) s’accompagne d’une gestion plus cohérente du budget, nous permet de libérer des fonds pour les projets d’infrastructure, et d’entreprendre des projets en souffrance depuis des années, ces projets qui nous pesaient sur les épaules. Plusieurs d’entre nous, ici, retiennent leur souffle en attendant de voir ce à quoi ressemblera l’organisation dans les prochaines années; mais, il faut dire que jusqu’à présent, les choses s’annoncent bien.