Publié le 29 septembre 2020
Après plus de 41 ans de service loyal et dévoué aux Forces armées canadiennes et aux génies militaires canadiens, le Major Mark Phillips prendra sa retraite des FAC le 25 novembre 2020. En raison des restrictions COVID-19, la cérémonie de Départ dans la Dignité n’a pas encore été finalisé, mais si les restriction sanitaires le permettent, elle aura lieu le 27 Novembre 2020 dans un endroit approprié et une participation limitée. Si vous souhaitez participer au cadeau de départ de Mark, SVP envoyer votre contribution via e-transfer à Ed Batchelor: ed_batchelor@hotmail.com. Les anecdotes en souhaits de retraite peuvent être envoyés au Capt C. Cossette: christian.cossette@forces.gc.
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Après plus de 41 années de service dans les Forces armées canadiennes, le major Mark Phillips prend enfin sa retraite pour de bon. Né à Pointe-Claire, au Québec, le major Mark Phillips y passe également son enfance. Il saisit l’occasion de poursuivre des études universitaires « gratuites » et s’enrôle dans les Forces canadiennes en 1975 dans le cadre du Programme de formation des officiers de la Force régulière, pour suivre un programme spécialisé en sciences physiques et en mathématiques au Collège militaire royal de Saint-Jean. Devenu officier du génie militaire, il a la chance de pouvoir passer l’été 1979 auprès du 2 e Régiment du génie de combat, à Petawawa, après avoir obtenu son brevet de parachutisme à l’École d’aviation d’Edmonton.
À l’issue d’une affectation à la section du Génie construction de la Base des Forces canadiennes Trenton, le major Phillips décide de se spécialiser en géomatique. Il suit alors le cours d’arpentage militaire du Génie royal à Hermitage, au Royaume-Uni, séjour au cours duquel il sera promu capitaine et obtiendra ses ailes de parachutisme britanniques. De retour au Canada, il est affecté au Service de cartographie, à Ottawa, où il sera commandant de troupe et officier du génie.
En 1986, un coup de fil de Rideau Hall et il se voit offrir une occasion inouïe : il exercera les fonctions d’aide de camp du Gouverneur général pendant deux ans et demie. Ce mandant terminé, il étudiera à temps plein à l’Université du Nouveau-Brunswick, à Fredericton, où il est promu au grade de major tandis qu’il suit son programme de maîtrise ès génie en cartographie numérique.
Les huit prochaines années apportent à Mark diverses affectations au sein de l’équipe de Géomatique de la Défense, à titre de commandant d’escadron de topographie, de coordonnateur des politiques et des plans internationaux et de commandant d’escadron de soutien en géomatique. Il se retrouve ensuite au Quartier général de la Défense nationale, d’abord au sein d’une équipe d’intervention du J2 – Renseignement (an 2000), puis dans divers postes de planification stratégique des biens immobiliers – d’abord à la Direction de la Disponibilité opérationnelle de la Force terrestre, et par la suite auprès du sous-ministre adjoint des Infrastructures et de l’Environnement.
De retour dans l’équipe de Géomatique de la Défense en 2001 à titre d’officier d’état-major des opérations géomatiques interarmées et interalliées, le major Phillips a pris sa retraite pour la première fois des Forces canadiennes en 2002, après avoir reçu une offre d’emploi pour une seconde carrière au sein d’ESRI Canada –, où il s’occupera de gérer le marketing et les ventes de logiciels de systèmes d’information géographique pour la clientèle des Forces canadiennes. Six ans plus tard, il quitte ESRI pour enseigner au Collège algonquin ainsi que pour gérer leurs programmes de SIG, notamment celui pour les stagiaires du cours NQ5A de S Carto. En 2006, il s’enrôle dans la Première réserve et devient commandant adjoint du 33e Régiment du génie de combat, avant d’être promu comme lieutenant-colonel en janvier 2008 lorsqu’il prend le commandement de l’unité. Après son commandement, Mark a quitté le Collège algonquin pour gérer le Projet commémoratif de la mission en Afghanistan dans un poste de la Réserve à temps plein (classe B) et a ensuite été déployé dans le cadre d’une mission de maintien de la paix des Nations Unies de six mois dans la République démocratique du Congo (contrat de classe B), où il a été officier supérieur de liaison à Goma entre les Nations Unies et l’armée congolaise.
À son retour au Canada en 2012, Mark a terminé son contrat de classe B au Quartier général du 33e Groupe brigade, puis a réintégré la Force régulière. Après de courtes affectations à titre de Directeur – Politiques et plans (Renseignement) et S Carto (commandant de l’École de cartographie militaire et commandant de l’Escadre de soutien géospatial), Mark a été affecté au sein du nouveau groupe de renseignement des Forces canadiennes en 2015 dans le rôle d’officier du Renseignement géospatial du service J5. Mark a été promu au poste de Lcol (pendant la durée de l’affectation) pour un déploiement de 7 mois en 2017 à titre d’officier de liaison des Forces canadiennes avec l’Union africaine, tout en créant un Bureau de l’attaché de défense du Canada à Addis-Ababa, en Éthiopie. Il a fait l’ascension du mont Kilimandjaro (alors qu’il passait par là) juste avant de revenir reprendre son poste de J5 GEOINT au Canada.
Mark s’est toujours beaucoup investi dans sa collectivité, consacrant littéralement des dizaines de milliers d’heures de bénévolat à l’église et aux écoles locales, comme entraîneur de divers sports, président du club d’athlétisme des Lions d’Ottawa pendant une décennie et arbitre pour Athlétisme Ontario (y compris les Jeux Invictus de 2017), comme clown professionnel offrant des prestations gratuites lors de fêtes pour enfants pendant plus de vingt ans et comme donneur de sang à plus de 325 reprises. Il a participé à des compétitions et à des championnats nationaux aussi bien civils que militaires dans divers sports d’équipe et individuels, et il a été intronisé au Tableau d’honneur sportif des Forces canadiennes en 2005. Mark Phillips et son épouse Sherry sont les fiers parents de Colin (27 ans) et de Clara (25 ans). Une fois à la retraite, lorsqu’ils ne sont pas en visite chez leurs enfants ou en voyage à l’étranger, Mark et Sherry comptent rester à Ottawa.