Un Sapeur du Génie durant la deuxième guerre mondiale célèbre son 100e anniversaire de naissance

Major General Norman Elliot Rodger CBE, CD
Major General Norman Elliot Rodger CBE, CD
Publication Date 
23 Apr 2008

« ... Le Brigadier Elliot Rodger, que plusieurs voient comme le meilleur officier d'état-major issu de l'Armée de terre canadienne durant la guerre… » J.L. Granatstein « The Generals, The Canadian Army's Senior Commanders in the Second World War »

Le 30 novembre 2007, le Major-général Elliot Rodger, CBE, CD (ex-membre du Corps royal du génie canadien) (retraité) célébrait son 100e anniversaire de naissance.

Le Mgén Rodger a connu une carrière remarquable au service du Canada. Né à Amherst, en Nouvelle-Écosse, il entre au Collège militaire royal du Canada en 1924, puis choisit de s'enrôler dans le Corps royal du génie canadien en 1928. Il entreprend le cheminement de carrière prévu à l'époque pour un jeune officier du génie, et il accomplit un stage de deux ans au School of Military Engineering à Chatham, au Royaume-Uni. Par la suite, il est nommé au War Office, à Londres, où il étudie la cartographie à partir de photos aériennes et acquiert des connaissances qu'il emploiera à bon escient durant sa carrière.

De retour au Canada au Quartier général (QG) de l'Armée de terre, il travaille sous les ordres de deux officiers du génie qui vont accomplir de grandes choses, notamment le Maj E.L.M. Burns et le Lcol Maurice Pope. L'expérience ainsi acquise le mène à une affectation au Royaume-Uni à titre d'officier d'état-major général, classe 3, au QG des Forces canadiennes, à Londres, durant laquelle il a l'occasion de fréquenter le Staff College, à Camberley. Le Maj Rodger est nommé sous-adjoint au quartier-maître général de la 1ère Division de l'infanterie canadienne au mois de janvier 1941, puis il accède au poste d'officier d'état-major général, classe 1, à titre de lieutenant-colonel au sein du QG du 1er Corps d'armée canadien. Il se joint ensuite à l'état-major du brigadier-général au QG des Forces canadiennes où il assume le rôle d'adjoint particulier du Lgén McNaughton.

Il sert brièvement comme officier général commandant de la 10e Brigade d'infanterie canadienne avant d'être nommé officier d'état-major général au QG du 2e Corps d'armée canadien dans le cadre des préparatifs pour l'invasion de la Normandie. Il sert sous le commandement du Lgén Guy Simonds entre février 1944 et juin 1945.

À son retour d'Europe, le Général Rodger agit tour à tour à titre de chef d'état-major à l’état-major de l’Armée canadienne à Washington, de quartier-maître général au QG de l'Armée de terre à Ottawa, de stagiaire au Imperial Defence College au Royaume-Uni, d'officier général commandant du Commandement des Prairies à Winnipeg et, comme dernier poste pendant un an avant son départ à la retraite, de vice-chef d'état-major de la Défense au QG de l'Armée de terre.

Au moment de sa retraite, le Général Rodger retourne à Winnipeg où il devient président de la Société des alcools du Manitoba. Durant sa période en poste à Winnipeg, il entreprend des expéditions estivales en canoë afin de retracer les itinéraires suivis par les traiteurs de fourrures actifs dans le Nord du Canada. Il estime avoir parcouru plus de 2 500 milles durant ses périples. Il prend également à coeur l'implantation de boîtes de nidification pour les canards branchus le long de la rivière Rouge et de la rivière Assiniboine.

Même s'il avait mis fin à sa carrière de militaire actif, le Mgén Rodger n'a pas rompu ses liens avec les Forces armées et, en 1965, il a été nommé premier colonel commandant du Service des cadets du Canada.

Le Mgén Rodger a été fait commandant de l'Ordre de l'Empire britannique, et il a également reçu la médaille de l'Ordre d'Orange-Nassau (Pays-Bas) et la médaille de la Légion du Mérite des États-Unis. Il habite actuellement à Ottawa, en Ontario.