Le major Lloyd Kenyon, un ancien combattant de la deuxième guerre mondiale cité à l’ordre du jour se voit remettre l’Ordre national de la Légion d’honneur de la France

French Legion of Honour // la Légion d’honneur de la France
2639 L/Cpl Lloyd “Red” Kenyon June 1940 // Juin 1940
Major Kenyon at the RMC Reunion, 2008 // Major Kenyon à la réunion du CMR, 2008
Publication Date 
13 Jul 2015

Les membres du Génie militaire canadien sont heureux d’annoncer que le gouvernement de la France a remis l’Ordre national de la Légion d’honneur au major Lloyd Kenyon, un ancien combattant de la Deuxième Guerre mondiale et membre du Génie militaire canadien cité à l’ordre du jour qui a participé à la bataille pour la libération de la France. Vous trouverez de plus amples informations concernant cet honneur sur Wikipedia.

Le présent article qui a paru dans l’édition estivale de 2015 du Fort York News résume le contexte entourant la présentation de la Légion d’honneurp

« UNE JOURNÉE FORMIDABLE » POUR LE MAJOR LLOYD KENYON – RÉCIPIENDAIRE DE L’ORDRE NATIONAL DE LA LÉGION D’HONNEUR

Rédigé par le Capt. Larry D. Rose

La femme du major Kenyon, Winnie, et leurs trois enfants ont été enchantés d’assister à la présentation aux côtés de 20 membres de sa famille élargie. Dix membres de la filiale 165 étaient également présents pour féliciter leur collègue. Parmi ceux-ci se trouvait Malcolm Hamilton, qui a entamé la demande de médaille au nom du major Kenyon. M. Hamilton a déclaré qu’il s’agissait d’« une journée formidable pour un formidable ancien combattant ».

Le major Kenyon a grandi à Montréal et s’est enrôlé au Collège militaire royal à Kingston en 1938, juste après son 17e anniversaire. Il était un athlète accompli, joueur de rugby et de hockey. Il a été transféré au programme d’ingénierie à l’Université McGill lorsque le CMR a fermé ses portes en raison de la guerre, mais s’est joint à l’Armée canadienne en mai 1941. Le lieutenant Kenyon a passé une période de sa carrière au Canada à titre de stagiaire et d’instructeur avant d’être envoyé en Angleterre. Il a été affecté à la 16e Compagnie de campagne du Corps du Génie royal canadien faisant partie de la 3e Division d’infanterie canadienne, laquelle se préparait à l’invasion de la France.

Le Jour J, les ingénieurs de la 16e Compagnie de campagne ont été parmi les premières troupes à poser le pied en Normandie. La marée était plus haute que prévue lorsque les sapeurs sont arrivés à terre, ce qui a compliqué leur principale tâche, qui était de dégager la plage. Au cours des jours qui ont suivi, leur travail extrêmement dangereux constituait entre autre à désamorcer ou à déclencher un grand nombre de pièges tendus par les Allemands. Après le Jour J, le lieutenant Kenyon a participé à bien des batailles, y compris celles à Caen, à Carpiquet, à Falaise et à Trun. À Trun, les membres de la 16e Compagnie de campagne ont fait partie de l’équipe qui a piégé des milliers d’Allemands tentant de fuir la région de la Falaise.

Après la libération de la France, le capitaine Kenyon nouvellement promu a continué son travail à titre d’ingénieur de combat de première ligne en Belgique et en Hollande. Un peu après la fin de la guerre, il a été promu major et affecté à titre de commandant du 9e Escadron de campagne du Corps du Génie royal canadien, dont la tâche était de dégager les ponts effondrés des canaux en Hollande.

Il a fait l’objet d’une Citation à l’ordre du jour en octobre 1945. Après avoir quitté l’armée, il est retourné à l’Université McGill pour terminer son baccalauréat en Génie civil en 1948. Le major Kenyon a ensuite entamé une carrière en construction qui a duré plus de quarante ans. Ses projets ont inclus des édifices universitaires, gouvernementaux et des immeubles d’assurance, en plus du Pavillon pour les anciens combattants du Centre des sciences de la santé Sunnybrook, où il habite aujourd’hui. Il a également été le président de la Toronto Construction Association en 1970, une organisation qui dessert 1 500 compagnies membres dans la région du Grand Toronto. En outre, il est membre de la filiale 165 depuis plusieurs années.

Le gouvernement français a choisi d’honorer trois cent anciens soldats canadiens, en plus d’un nombre semblable de soldats du Royaume-Uni et des États-Unis qui ont participé à la libération de la France. La médaille a été remise en reconnaissance de la participation professionnelle du major Kenyon à la libération. Cette reconnaissance non seulement honore le récipiendaire, mais souligne le sacrifice de milliers de Canadiens qui ont pris part à la libération.

Les membres de la famille Kenyon ont fait part de leur reconnaissance à Malcolm Hamilton pour avoir entrepris le processus de demande auprès du gouvernement français, un processus qui a mené à la présentation de l’Ordre nationale de la Légion d’honneur.