Profil: le lieutenant Jenson Gilby

Pendant le cours de niveau de qualification 6 portant sur la supervision, le lieutenant Jenson Gilby, qui tient la lance d’incendie, et le sergent Matthew Mitton, qui tient le tuyau, éteignent des foyers d’incendie après un écrasement d’avion simulé à l’École des pompiers et de la défense chimique, biologique, radiologique et nucléaire des Forces canadiennes, à la base des Forces canadiennes Borden, en Ontario. PHOTO : Fournie par le lieutenant Jenson Gilby
Le 30 janvier 2019, le lieutenant Jenson Gilby se tient devant son camion-incendie à la 12e Escadre Shearwater, en Nouvelle-Écosse. PHOTO : Fournie par le lieutenant Jenson Gilby
Publication Date 
27 Mar 2020

Par le caporal Nick Betts et le sous-lieutenant Leo Zhou​

Republié de Article de nouvelles / Le 20 mars 2020

Le lieutenant Jenson Gilby, officier du génie construction dans les Forces armées canadiennes (FAC), donne la formation en cours d’emploi aux installations de la Section des opérations immobilières (Halifax), en Nouvelle-Écosse. Avant de quitter le rang et devenir officier en 2019, le lieutenant Gilby était pompier militaire depuis 2007.

Né à Halifax, en Nouvelle-Écosse, le lieutenant Gilby s’intéressait déjà à la lutte contre les incendies quand sa grand-mère a nourri cet intérêt lorsqu’il avait 18 ans. Elle lui a parlé d’un nouveau programme de base de lutte contre les incendies au Holland College, à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard, qui lui permettrait d’apprendre les techniques élémentaires du métier de pompier. Le lieutenant Gilby a eu l’occasion d’être un des premiers étudiants à suivre la formation dans le cadre du programme. Dès le moment où il a participé à son premier exercice de lutte contre les incendies, il avait la piqûre.

Le lieutenant Gilby savait qu’il avait la vocation de pompier dès le premier appel, qui est survenu lors de sa formation en cours d’emploi pendant son cours à la caserne 3 du Service régional de lutte contre les incendies de Halifax, sur la rue West. « J’ai été en mesure de mettre en pratique ce que j’avais appris et d’aider une personne qui vivait la pire journée de sa vie, dit-il. C’est à ce moment que j’ai su que c’était ce que je voulais faire comme carrière. »

Après avoir terminé le cours de qualification militaire de base en 2007, il a passé un peu de temps à la base des Forces canadiennes Borden, en Ontario, avant de suivre sa formation de niveau de qualification 3 à Stephenville, à Terre-Neuve-et-Labrador, au Centre de formation sur la sécurité et les interventions d’urgence. Après avoir terminé son cours en 2008, le lieutenant Gilby a été affecté à la 12e Escadre jusqu’en 2012, après quoi il a passé six ans à la 17e Escadre Winnipeg, pour ensuite rejoindre la 12e Escadre en mai 2018.

Le lieutenant Gilby a exercé les fonctions de chef de peloton du service d’incendie de la 12e Escadre, où il a dirigé une équipe de pompiers compétents. Il était responsable de la prestation de l’instruction, afin que son équipe puisse intervenir dans tous les scénarios. Son équipe s’est exercée en participant à des scénarios qui mettaient en scène des autos renversées et des incendies dans des immeubles. Pendant ce mandat, il occupait le rôle de commandant des interventions sur les lieux des opérations, où il devait mettre en œuvre les stratégies et les tactiques afin de résoudre les problèmes, tout en coordonnant les interventions avec la police militaire et les services d’urgences de santé.

« La lutte contre les incendies, c’est plus que simplement arroser un feu, dit le lieutenant Gilby. De la modernisation des matériaux de construction résidentielle aux véhicules électriques, les connaissances liées aux opérations de lutte contre les incendies ne cessent d’évoluer. Nous devons ainsi être prêts à faire face à toute éventualité qui se présente. »

Le lieutenant Gilby dit que l’énergie qui nourrit sa passion pour la lutte contre les incendies vient de ses collègues, avec qui il entretient un lien qu’aucun mot ne peut décrire. Peu importe ce qui arrive, ils se soutiennent dans les bons et les pires moments, afin d’accomplir leur travail.

Le lieutenant Gilby a eu la chance de passer du temps en mer à bord des NCSM Fredericton et Toronto. Pendant son séjour en mer, il a été impressionné par les capacités du détachement d’hélicoptères de la Force aérienne affecté au navire et de la capacité opérationnelle de la Marine royale canadienne. À titre d’officier du contrôle aérien, il a acquis une grande estime pour les pilotes d’hélicoptères maritimes, particulièrement lorsqu’il a été témoin de l’importance du travail d’équipe et de la communication.

Le lieutenant Gilby a participé à un déploiement de quatre mois à la station des Forces canadiennes Alert, sur l’île d’Ellesmere, au Nunavut, en 2019, avant de retourner à la 12e Escadre en avril la même année.

« J’ai vécu à la station des Forces canadiennes Alert des moments incroyables qui m’ont permis de faire la connaissance d’une foule de professionnels formidables, d’observer une faune magnifique et de vivre l’expérience surréelle d’un lever de soleil après des mois de noirceur, dit le militaire. Beaucoup des pompiers avec qui je travaillais consacraient une grande part de leur temps à l’atelier de menuiserie, et ils m’ont offert une plaque représentant une hache d’incendie la veille de leur départ, lors de la cérémonie tenue en leur honneur. Je me sens honoré et privilégié d’avoir pu travailler là-bas, et si j’en avais l’occasion, j’y retournerais sans la moindre hésitation. »

La lutte contre les incendies a permis au lieutenant Gilby de travailler à différents endroits dans le nord du Canada et partout dans le monde, des eaux glaciales de l’Atlantique Nord jusqu’aux eaux turquoise du Sud.

Peu après le retour du lieutenant Gilby à la 12e Escadre, en 2019, on lui a offert de participer au Programme d’intégration (officiers sortis du rang). En septembre 2020, le lieutenant Gilby se rendra à la base des Forces canadiennes Gagetown pour suivre la deuxième phase du cours d’officier du génie construction. Embrasser la profession d’officier du génie construction a constitué un changement professionnel naturel pour le lieutenant Gilby.

« Le métier de pompier est traditionnellement régi par un ingénieur en construction au poste de chef du service d’incendie, et ce, à tous les échelons, jusqu’au bureau du commissaire aux incendies, alors pour moi, c’était logique d’opter pour cette voie d’avancement professionnel et d’établissement d’objectifs », explique le lieutenant Gilby.