Le 11e Escadron de campagne participe aux exercices FORLORN HOPE et SPARTAN FORGE

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Publication Date 
18 May 2016

Rédigé le 4 novembre 2015 par le Lt Pier-Olivier Lessard-Godbout

Le 11e Escadron de campagne du 1 RGC a eu un mois d’octobre très occupé. L’escadron a quitté le confort de son régiment pour prendre part à deux exercices de façon simultanée à la BFC Wainwright du 13 au 28 octobre 2015. L’exercice FORLORN HOPE était un exercice régimentaire et pour le deuxième, l’escadron se joignait au 3 PPCLI dans le cadre de l’exercice SPARTAN FORGE.

Des troupes se sont entraînées pendant tout l’été en vue de ces exercices et elles avaient hâte de mettre l’entraînement en pratique. Adoptant une approche de « retour aux sources », elles avaient suivi de l’instruction d’appoint relative à diverses compétences du domaine du génie, allant de la mise en place de champs de mines et de l’ouverture de brèches dans ces champs à la destruction réservée d’un pont. Les efforts qu’ils avaient auparavant déployés les ont aidés à réussir leurs missions pour les QG du régiment et du bataillon. Tout au long des exercices, les troupes ont mis en place des champs de mines et des barbelés pour ensuite y ouvrir des brèches. Ils ont créé des groupes de cratères et empêché l’accès routier à l’aide d’abattis. Ils ont placé des obstacles ponctuels comme des coffrages et des obstacles de billots et, encore plus impressionnant, ils ont mis en place un dispositif complexe de démolition réservée. Les sapeurs du 11e Escadron de campagne n’ont pas été ralentis par le temps froid ou les longues heures de travail.

Au cours des premières journées de l’exercice, l’escadron a commencé à élaborer des IPO (SOPs) en établissant des caches et des refuges dans un environnement tactique. Après quelques ajustements et après avoir discuté de diverses méthodes, tous ont saisi les concepts de base et des caches bien dissimulées ont été établies.

Le 15 octobre, l’escadron s’est joint au 3 PPCLI pour trois jours afin de fournir de l’aide du génie aux champs de tir réel du bataillon au niveau du peloton. Chaque jour, les sections du génie se joignaient à différents pelotons d’infanterie pour fournir du soutien en matière de mobilité à une force de manœuvre au sol. Cela a aidé l’infanterie à ouvrir des brèches et a permis de familiariser les ingénieurs aux tactiques de l’infanterie. Le travail d’équipe et les relations créées entre les deux métiers étaient clairement visibles.

À la suite des champs de tir réel, l’escadron s’est joint au régiment pour prendre part à une série d’obstacles lors de la partie défensive de l’exercice FORLORN HOPE. À ce stade-ci, il y avait des indications d’une grave menace CBRN. En bout de ligne, cela signifiait que les troupes de campagne devaient réaliser leur mission vêtues de la tenue CBRN et être munies de masques à gaz prêts à être utilisés. Bien que les masques limitaient les mouvements et étaient très chauds, le moral était bon pendant que le personnel mettait en place les champs de mine et les obstacles de barbelés.

Après avoir terminé tous les obstacles, il était temps de passer à la bataille défensive principale. Les troupes de campagne ont pris leur place dans les retranchements et ont attendu l’ennemi, qui essayait de traverser une série d’obstacles qu’ils venaient de placer. Lorsque l’ordre a été donné, la démolition du pont Cattalo (12e Escadron de campagne) a freiné l’avancée de l’ennemi et, parce qu’il n’y avait pas d’autres sites possibles où franchir la rivière Battle, la bataille défensive principale a donc pris fin. La position de combat régimentaire ayant été défendue, l’exercice FORLORN HOPE s’est terminé. Il était maintenant temps de prendre un moment de réflexion et d’analyse constructive pour prendre note des leçons retenues. Alors que le régiment retournait à Edmonton, le 11e Escadron de campagne retournait au 3 PPCLI pour prendre part à la partie défensive de l’exercice.

Faisant partie du 3 PPCLI pour la fin de l’exercice SPARTAN FORGE, le 11e Escadron de campagne a pris sa place dans le plan de défense du bataillon, deux compagnies à l’avant et les ingénieurs au fond. Se trouvant autour du pont Cattalo encore une fois, les ingénieurs étaient chargés de placer des obstacles additionnels afin de forcer le rassemblement de l’ennemi dans des zones létales désignées. Ils étaient également responsables de déterminer leurs positions défensives et de creuser des tranchées au niveau d’alerte 5 pour se protéger des systèmes d’armes de l’ennemi. Plus important encore, un dispositif de démolition réservée a été mis en place sur un pont afin d’empêcher son utilisation par l’ennemi.

Après quelques jours de travail de plus, le 3 PPCLI, avec l’appui d’intervenants, était prêt à mener sa bataille défensive. Les ingénieurs avaient élaboré des plans d’urgence pour venir en aide aux compagnies de l’infanterie avancée au cas où des renforcements étaient requis. Le matin du 26 octobre, l’ensemble des troupes étaient prêtes à se battre. Les dispositifs de démolition réservée ont explosé sans heurts, ce qui a permis à l’infanterie d’engager l’ennemi dans la zone létale.

À la fin de la bataille, les troupes ont effectué un retrait tactique vers les lignes de l’échelon B. Les ingénieurs ont terminé le retrait en évitant les routes, en se déplaçant parmi des buissons et des champs découverts tout en maintenant une excellente posture tactique. Ils ont pu effectuer leurs exercices de formation au niveau de l’escadron et démontrer leurs compétences en matière de traversée routière apprises au niveau de la troupe.

De façon générale, le temps passé avec le régiment et le 3 PPCLI a enseigné de nombreuses nouvelles leçons aux membres du 11e Escadron de campagne, dans les domaines du génie et de l’infanterie. Les troupes ont démontré qu’elles possédaient des connaissances approfondies, qu’elles déployaient des efforts dans toutes les tâches accomplies et, aussi, qu’elles s’adaptaient bien à un environnement austère.

Le 11e Escadron de campagne, maintenant de retour au régiment, commencera à assimiler les leçons retenues et à travailler pour améliorer ses compétences du génie et de l’infanterie au cours des quelques prochains mois. En 2016, il s’attaquera à d’autres exercices qui assureront sa disponibilité opérationnelle élevée et sa capacité de mettre en œuvre toute mission à laquelle l’Armée pourrait lui demander de participer.

CHIMO!