« DUCTORES DOCEMUS » – École du génie militaire des Forces canadiennes

CFSME at CFB Gagrtown

La première école canadienne du génie militaire a été autorisée en juillet 1907 et comprenait des éléments comme une école de génie construction, une école de génie électrique, une école de génie mécanique, une division de travail de campagne et une école de télégraphie.

L’école a opéré à Halifax jusqu’au début de la Première Guerre mondiale, pour être alors fermée jusqu’à la fin de celle-ci. Elle a rouvert ses portes en août 1927 sous le nom de « Royal Canadian School of Military Engineering ». Au début de la Deuxième Guerre mondiale, l’école a été transférée à l’Armée active du Canada et a été rebaptisée « Royal Canadian Engineer Training Centre ». Déplacée au Camp Petawawa, en Ontario, en juin 1940, elle a par la suite été rebaptisée « Centre d’instruction A5 (Corps canadien du génie) » en février 1942 et a opéré jusqu’en octobre 1945. Une autre école similaire, le « Centre d’instruction A6 (Corps canadien du génie) » a été mise sur pied à Dundurn, en Saskatchewan, en avril 1941 pour répondre à l’augmentation de la demande en matière de sapeurs entraînés. L’école a été déménagée à Chilliwack, en Colombie-Britannique, un an plus tard, où elle a offert de l’instruction pour le restant de la guerre.

Quand l’Armée a été réduite à une force permanente de petite taille après la guerre, le nom de l’école est redevenu la « Royal Canadian School of Military Engineering » en octobre 1946. Quelque 20 ans plus tard, en décembre 1968, son rôle a été grandement élargi pour répondre aux besoins des anciennes forces maritimes et aériennes au sein des Forces armées canadiennes nouvellement unies. Elle a été renommée « École du génie militaire des Forces canadiennes » et l’instruction en génie militaire a continué d’être offert à Chilliwack pendant 30 ans de plus, jusqu’en janvier 1998, quand l’école a été déplacée à la BFC Gagetown, au Nouveau-Brunswick, à la fermeture de la BFC Chilliwack.

Dans son nouvel emplacement, l’EGMFC est l’école la plus occupée du Centre d’instruction au combat et forme, annuellement, quelque 1 500 étudiants avec des cours dont la longueur varie de cinq jours à neuf mois. Elle offre 85 cours pour treize métiers militaires différents.

L’instruction continue d’évoluer pour répondre aux besoins changeants. Les officiers reçoivent leur diplôme en génie du CMR ou d’autres universités et suivent le cours d’officier de base à l’École d’infanterie avant de suivre le cours d’officier du génie militaire à l’EGMFC. Plus tard dans leur carrière, les officiers commissionnés retournent à l’EGMFC pour suivre des cours avancés. L’École offre également une vaste gamme de cours de métier pour les militaires du rang qui retourneront à l’EGMFC tout au long de leur carrière. En plus de l’entraînement de sapeur, les cours englobent les métiers de construction comme charpentier, électricien, et plombier, les métiers mécaniques du CVCA, la distribution d’électricité, la distribution et l’entreposage d’eau et de carburant et l’environnement, ainsi que des spécialités comme l’utilisation d’équipement de déplacement de terre et la manipulation de dispositifs explosifs de circonstance. L’EGMFC se charge également de tout l’entraînement d’élimination des munitions conventionnelles et des dispositifs explosifs de circonstance pour l’Armée, la Marine et l’Aviation. Elle est également le centre d’excellence pour l’Armée en matière de plongée de combat.

Depuis l’ouverture de la School of Military Engineering en 1907, les officiers, les sous-officiers et les sapeurs de la Force régulière et de la Réserve ont suivi l’instruction à un de ses emplacements. Grâce à cette contribution, des ingénieurs entraînés ont pu être fournis pour deux guerres mondiales, la guerre de Corée, et de nombreuses opérations des Nations Unies, ainsi que pour les opérations quotidiennes des Forces armées canadiennes.