Des plongeurs de combat canadiens prennent part à de l’instruction d’une valeur inestimable durant RIMPAC 2016

Combat Divers Lt Josh Bennett (left) and Sgt Nathan Miller, search a sunken ship off the coast of Pearl Harbor, Hawaii during RIMPAC 16 on July 16, 2016 // Les plongeurs de combat, Lt Josh Bennett (gauche) et Sgt Nathan Miller fouillent l’épave d’un navire au large des côtes de Pearl Harbor, à Hawaï, durant l’exercice RIMPAC 2016
Les plongeurs de combat, Lt Josh Bennett (gauche) et Sgt Nathan Miller fouillent l’épave d’un navire au large des côtes de Pearl Harbor, à Hawaï, durant l’exercice RIMPAC 2016
Publication Date 
03 Aug 2016

Article / Le 29 juillet 2016

Rédigé par Inez Neville, officier des communications pour l’exercice RIM OF THE PACIFIC

Pour le sergent Nathan Miller et le lieutenant Josh Bennett, être à Hawaï pour l’exercice RIM OF THE PACIFIC (RIMPAC) est fantastique. Les deux sont membres de l’équipe canadienne de plongée de combat déployée dans le cadre de l’exercice RIMPAC. Le sergent Miller est le sous‑officier responsable de la plongée, alors que le lieutenant Bennett est le chef d’équipe. Leur équipe est liée aux autres plongeurs‑démineurs canadiens qui participent aussi à l’exercice. Les deux s’accordent pour dire qu’il s’agit d’une expérience très positive pour l’équipe.

« Nous sommes ici pour travailler avec d’autres nations, de même qu’avec les plongeurs‑démineurs canadiens », explique le sergent Miller. « Le fait de travailler avec des plongeurs des É.-U., de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et de la Chine s’est avéré une excellente occasion pour nous de mettre au point nos compétences et d’apprendre des autres. »

Bien que chaque nation soit unique, plus nous collaborons, plus nous constatons des ressemblances entre chaque pays. Le lieutenant Bennett remarque que la plus grande différence entre le Canada et les autres nations est le fait que pour les autres, la plongée représente leur travail à temps plein. Dans leur unité d’appartenance à Gagetown, au Nouveau‑Brunswick, les deux hommes sont d’abord des ingénieurs et ensuite des plongeurs de combat; il s’agit donc d’une excellente occasion pour eux de travailler avec des plongeurs militaires à temps plein.

Hawaï est un très bon endroit pour faire de la plongée, car la visibilité dans l’eau est incroyable. Au Canada, la visibilité est limitée lorsqu’ils font de la plongée en eau peu profonde à l’intérieur du pays. Ils effectuent de la plongée beaucoup plus souvent ici qu’ils le feraient à la maison; il s’agit donc d’une très bonne expérience, bien qu’elle soit physiquement exigeante. Comme les plongeurs doivent être en excellente condition physique, leur régime d’entraînement avant le déploiement et les exercices sont pris très au sérieux. Avant l’arrivée, ils suivent un régime d’entraînement en groupe pour veiller à être dans la meilleure condition physique possible. Il y a aussi un examen d’entraînement physique annuel et un examen médical avant de pouvoir participer à ce type d’exercice.

Dans le cadre de RIMPAC, l’équipe travaille avec d’autres nations pour intervenir dans le cas d’un scénario de séisme simulé, où l’on met l’accent sur l’aide humanitaire et le secours en cas de catastrophe. Dans ce scénario, les équipes de plongée sont responsables d’enlever un obstacle bloquant l’entrée à un port. Si un tel objet a coulé, elles le trouvent, elles effectuent de la reconnaissance dans la région et elles établissent un plan pour ouvrir le port afin que les navires puissent y entrer.

« Nous travaillons selon un horaire hebdomadaire », explique le lieutenant Bennett. « Par conséquent, la première journée, nous tentons de localiser l’objet en utilisant la technologie sonar ou en plongeant tout simplement, et nous revenons la journée d’après avec un plan visant à arrimer et soulever l’objet, pour ensuite le retirer de l’eau en le tirant de façon sécuritaire. RIMPAC nous permet de mettre nos compétences à l’épreuve, car il y a des objets étrangers dans l’océan que nous ne voyons pas tous les jours. Nous n’avons pas souvent la chance de récupérer des conteneurs maritimes, de vieux navires, des vaisseaux de pêche ou des coffres-forts, alors c’est une bonne pratique. »

Ils sont également ici pour travailler avec les plongeurs‑démineurs canadiens, ce qui représente une autre occasion d’entraînement. Comme l’explique Bennett : « Nous avons tellement appris, surtout sur nos capacités en matière de sonar, et il s’agit d’une équipe incroyablement habile avec laquelle il est amusant de travailler. » En effet, plusieurs des meilleurs plongeurs de combat font la transition vers l’équipe de déminage. Il s’agit donc d’une excellente occasion pour que les équipes travaillent ensemble dans un milieu comme celui de RIMPAC.

En déployant l’exercice RIMPAC en trois phases, étape par étape, les équipes ont eu le temps d’apprendre à se connaître, elles ont pris confiance en leurs propres capacités et elles ont discuté des contributions qu’elles pourraient apporter, ce qui était clé. Les Canadiens ont l’impression qu’ils ont beaucoup à contribuer. « Nous avons apporté une grande capacité de levage et une grande quantité de matériel, ce qui donne aux autres équipes la chance de nous utiliser lorsqu’ils ont besoin de soulever quelque chose rapidement », explique le lieutenant Bennett. L’acte de soulever est lorsque les plongeurs se rendent au fond de l’océan, trouvent des points de levage  sur un objet étranger et attachent des sacs remplis d’air. L’air peut être généré à partir de la surface ou d’une bouteille sous‑marine et, une fois que le sac est plein, l’effet de succion fait soulever l’objet jusqu’à la surface de façon sécuritaire.

En plus de son excellente capacité de levage, une autre compétence de l’équipe de plongée de combat consiste à utiliser ses capacités dans le domaine du génie de combat. « Nous pouvons rapidement cerner les lacunes une fois au sol, construire les éléments requis et améliorer le site de plongée afin que les gens puissent travailler de façon plus efficace dans la région », explique le sergent Miller. « Nous apportons définitivement l’attitude de Passons à l’action! de l’Armée canadienne. »

Une attitude positive, la communication et la coopération sont des composantes essentielles. « Comme dans tout exercice interarmées, il est importante de tisser de bonnes relations », explique le lieutenant Bennett. « Je sais que je peux appeler quiconque de ces personnes pour leur demander quoi que ce soit à propos des opérations avant de me lancer dans l’inconnu. » Travailler avec d’autres pays est une excellente occasion pour l’équipe et elle continuera à en tirer profit jusqu’à la fin de l’exercice RIMPAC le 4 août 2016.