Le lieutenant-colonel Doré tourne la page sur trois années avec le 34 RGC

LCol Dore Change of Command
Publication Date 
13 Oct 2015

Par Alexandra Ventura-Giroux Journal Servir

Photo: Le major André Desrochers et major Daniel Doran remettent le fanion de l'unité au lieutenant-colonel Benoit Doré (au centre), commandant sortant du 34e Régiment du génie de combat (34 RGC), lors du changement de commandement de l’unité. Photo: cpl Poirier-Joyal

Arrivé en poste en septembre 2012, le lieutenant-colonel Benoît Doré, commandant sortant du 34e Régiment du génie de combat (34 RGC), dresse un bilan de ses principaux accomplissements lors de son mandat qui a officiellement pris fin le dimanche 13 septembre dernier.

Servir: Le déménagement de vos installations qui se trouvaient au manège militaire Hillside de Westmount vers la Garnison Montréal constituait l’un des principaux défis de votre commandement. Comment cela s’est-il déroulé?

Lcol Doré: Tout a débuté en février 2014 pour se terminer le mois suivant. Il faut rappeler que le manège militaire de l’avenue Hillside de Westmount était un bâtiment âgé de plus de 60 ans et qui ne répondait plus aux normes de sécurité en vigueur. Le déménagement était donc géré par le Groupe de soutien de la 2e Division du Canada (GS 2 Div CA).

Les membres de l’unité ont pris en charge le côté matériel en effectuant de nombreux allers-retours entre Westmount et la Garnison Montréal à bord de nos véhicules afin de compléter l’opération qui a été un grand succès. Une fois le processus complété, nous avons tous célébré la fermeture du manège Hillside en tenant un dîner régimentaire.

Comment s’est passée l’arrivée dans vos nouveaux locaux?

Il s’agit des anciennes cuisines de la Garnison Montréal. Côté bureaux, nous sommes bien situés. Cependant, du côté entreposage, nous sommes un peu à l’étroit.

Comment avez-vous conservé les liens qui unissent votre régiment à la communauté montréalaise?

Nous effectuons à chaque année notre parade du jour du Souvenir dans les rues de l’arrondissement de Lachine. Nous comptons perpétuer cette tradition encore longtemps.

Si vous aviez à dresser un court bilan de vos principales réussites, quel serait-il?

Je crois être parvenu à établir une meilleure préparation pour nos réservistes au niveau des exercices. Nous avons entre autres instauré une cellule d’instruction, laquelle est dirigée par un officier, ainsi que des groupes précurseurs, qui sont constitués de militaires qui se rendent à l’avance sur le terrain afin de dresser un portrait de la situation.

Votre régiment compte des effectifs répartis sur un vaste territoire, dont un détachement situé à Rouyn-Noranda. Comment avez-vous impliqué les membres de cette région dans vos opérations?

Nous avons 51 membres des Forces armées canadiennes (FAC) dans nos rangs à Rouyn-Noranda. Suite à une restructuration des procédures en 2012, il avait été décidé que certaines positions n’étaient plus requises à cet endroit. Or, il était impératif d’avoir un commandant de détachement afin de mener à bien notre mission. J’ai donc fait en sorte qu’un major y soit envoyé afin d’occuper ce poste.

Il faut aussi souligner l’appui constant du brigadier-général Luis De Sousa, anciennement commandant du 34e Groupe-brigade du Canada, et aujourd’hui commandant-adjoint de la 2 Div CA, qui nous a permis de faire transporter nos hommes de Rouyn-Noranda par vol nolisé afin qu’ils puissent prendre part aux exercices aux côtés de nos troupes de Montréal.

Parlant d’entraînement, comment avez-vous développé cet aspect auprès de vos réservistes?

Nous avons élaboré un plan d’entraînement réparti sur trois ans. Par le biais de cette initiative, on a davantage spécialisé l’apprentissage des membres grâce à des thèmes spécifiques. Par exemple, la première année était consacrée au pontage, soit l’art de construire des ponts. La deuxième année, on se concentre sur les explosifs et enfin, au cours de la troisième année, on revoit des notions des deux premières phases afin de consolider les connaissances.

Comment entrevoyez-vous l’avenir de votre unité?

Je vois poindre à l’horizon la prochaine génération de leaders dans les FAC. Ils sont jeunes, ils ont des idées novatrices. Il s’agit aussi de permettre à nos membres de se développer tant à Montréal qu’au détachement de Rouyn-Noranda, afin que tout soit fonctionnel.

Si vous aviez à glisser quelques mots à propos de votre successeur, le lieutenant-colonel Pierre St-Laurent, quels seraient-ils?

Nous nous connaissons depuis une vingtaine d’années. Nous avons tous deux servi en début de carrière dans les rangs du 5e Régiment du génie de combat.

C’est un bon coach qui, au lieu de privilégier une approche sévère, préfère mettre l’emphase sur les points positifs d’une personne. Aussi, le lcol St-Laurent possède également des liens avec le 34 RGC, lui qui a pris part à la construction de la passerelle dans le parc national d'Aiguebelle, en Abitibi, en 1990.

En terminant, sur le plan professionnel, pouvez-vous nous décrire ce qui vous attend?

Bien sûr. Je serai prochainement transféré à Kingston afin de devenir instructeur pour les cours des officiers de l’armée. J’enseignerai aux candidats provenant de la 2e Division du Canada aux côtés de sept autres lieutenants-colonels.