11e Escadron de campagne Ex BADAJOZ II

Ex BADAJOZ II Photo 1
Ex BADAJOZ II Photo 2
Ex BADAJOZ II Photo 3
Ex BADAJOZ II Photo 4
Ex BADAJOZ II Photo 5
Publication Date 
17 May 2016

Par: Lieutenant Jaemok Lee, Commandant de la 1re Troupe, 11e Escadron de campagne

Lors d’un après-midi de septembre exceptionnellement clair et ensoleillé, le 11e Escadron de campagne du 1er Régiment du génie de combat a quitté la BFC Wainwright pour prendre par à l’exercice BADAJOZ II. L’entraînement était axé sur les exercices de tir réel au niveau de la section et sur les opérations offensives et défensives au niveau de la troupe. Après des mois d’entraînement, les troupes 1 et 2 étaient bien placées pour assumer le rôle de troupe légère du génie dans un contexte tactique.

Le 11e Escadron de campagne, un escadron du génie de campagne léger nouvellement formé, continue toujours à s’adapter à son rôle tout en visant à devenir une ressource efficace au régiment et à la brigade. Comme il était auparavant un escadron du génie de campagne mécanisé, il a fallu que tous les membres de l’escadron modifient leur attitude quelque peu. Plutôt que d’avoir à leur disposition un véhicule blindé léger du génie qu’ils peuvent déplacer de site en site, les membres du génie léger doivent se déplacer à pied. Bien qu’il semble en premier lieu plus facile de ne pas avoir à prendre en ligne de compte les exigences logistiques liées aux véhicules, il devient rapidement évident que les patrouilles de pelotons et de troupes requièrent une grande quantité de soutien externe. Le fait de ne pas avoir de véhicules entraîne aussi une plus grande exposition et, pour se protéger, les troupes en patrouille doivent réagir rapidement aux tirs et se servir des compétences acquises lors d’exercices répétés de contact avec l’ennemi. Concrètement, une troupe légère du génie patrouillera durant la nuit à destination de son site de tâches en transportant le matériel du génie requis à une vitesse d’environ 1 km à l’heure. Les membres de l’équipe arrivent au site avec leurs sacs à dos chargés, effectuent leurs tâches et font ensuite leur patrouille pour établir une nouvelle base de patrouille pour la troupe, afin qu’elle puisse refaire le processus le lendemain. Il faut donc que les militaires soient physiquement et mentalement capables de gérer le stress additionnel lié aux patrouilles; il s’agit là d’un monde très différent de celui d’un membre du génie mécanisé.

Une semaine avant le jour J, l’entraînement préalable à l’exercice a débuté. Toutefois, il ne s’agissait pas de l’entraînement habituel où l’on charge le matériel de section et les membres de la troupe ou l’on effectue des préparatifs de dernière minute avant de se rendre sur le terrain. Plutôt, il s’agissait d’un entraînement d’une semaine dans la zone d’entraînement de la garnison d’Edmonton, qui visait à perfectionner l’entraînement fait à l’été par l’entremise de scénarios pratiques. Des ordres ont été transmis le vendredi avant l’exercice aux commandants des troupes, qui ont eux-mêmes effectué la planification et la procédure de combat afin que les troupes soient entièrement prêtes à opérer. Le lundi, soixante-dix sapeurs à l’esprit de guerrier, en peinture de camouflage et attirail de combat complet, s’affairaient dans le complexe à préparer le matériel et l’équipement personnel requis pour les tâches probables à effectuer dans le cadre de leur ordre d’avertissement. Enfin, le travail préliminaire en vue du jour J était terminé.

Au cours des deux premiers jours de l’exercice, l’escadron a fait la rotation de chaque troupe dans les champs de tir du PCE. Chaque section de l’escadron a pu effectuer deux séries de tir réel et de mouvement sur un parcours comprenant des surfaces ondulées. Ainsi, les commandants de section ont dû réagir avec efficacité sous pression et s’adapter au terrain changeant. En même temps, l’autre troupe prenait part à de l’entraînement de troupe et de section. Les sujets principaux qui ont été couverts étaient les techniques de campagne générales et l’utilisation de divers types d’équipement personnel, comme des radios et des lunettes de vision nocturne. Lorsque l’entraînement individuel était terminé, chaque troupe commençait à travailler sur les nuances auxquelles les groupes inexpérimentés doivent faire face. Ils ont mis l’accent sur les formations de mouvement, l’établissement de bases de patrouille et la mise en oeuvre d’attaques délibérées et précipitées. Cela a permis de renforcer les instructions permanentes d’opérations au niveau de la troupe.

Trois jours après le début de l’exercice, les tâches du scénario ont débuté. Chaque troupe devait prendre part à des tâches du génie offensives et défensives. Ces tâches comprenaient la mise en place d’obstacles complexes et l’ouverture de brèches. Au niveau de la troupe, les équipes de commandement planifiaient et choisissaient l’emplacement des obstacles sur les sites de tâches en fonction du matériel fourni par le PCE. Certains de ces obstacles comprenaient des coffrages, des obstacles de billots, des barbelés (TYPE CAT 1, 2) ainsi que des champs de mines (de harcèlement ou tactiques). La troupe a aussi eu la chance d’effectuer un raid suivi de l’élimination de munitions de base, ce qui leur a permis de travailler avec ce que préférent les ingénieurs, la démolition.

Au bout du compte, l’exercice BADAJOZ II a été un succès, car il établissait les conditions requises pour réaliser des normes élevées pour l’exercice régimentaire de l’automne, l’exercise FORLORN HOPE. Comme l’escadron adopte une nouvelle orientation, l’exercice a donné le ton à la façon dont fonctionne une troupe légère du génie et le rôle qu’elle peut jouer aux plans du régiment et de la brigade. Les militaires et les équipes de commandement des troupes ont fait face à des défis tout au long des opérations, mais ces défis n’ont servi qu’à leur en apprendre davantage. Le fait de travailler ensemble comme une seule équipe ayant une perspective unique a motivé l’équipe à créer un escadron léger du génie efficace. Le 11e Escadron de campagne apporte une détermination à une facette du génie de campagne qui n’a pas été vue depuis quelque temps au 1er Régiment du génie de combat. Cet exercice représentait la première étape visant à démontrer l’effet que peuvent avoir les membres du génie léger dans l’espace de combat.